"C'est le meilleur!": le cadet des gardiens titulaires de Ligue 1, le Sochalien Matthieu Dreyer, 21 ans, revendique l'admiration qu'il porte à son homologue le lyonnais Hugo Lloris qu'il affronte samedi au stade de Gerland.

"Pour moi, Lloris est le meilleur du championnat. Il est vraiment très fort. Ce qui le différencie des autres, c'est sa capacité à faire les arrêts déterminants au bon moment", constate le gardien du FC Sochaux à propos de son modèle. Hormis la taille (1,88 m) et le poste, il n'y a quasiment pas d'autres comparaisons possibles. A presque 24 ans, Lloris, 18 sélections, entame déjà sa 6e saison dans l'élite et s'est imposé, devant sa ligne de but, comme la référence nationale.

Dreyer, lui, joue peut-être sur la même pelouse mais n'est pour l'instant qu'un espoir. Qui a bénéficié du coup de pouce du destin, en l'occurence une opération du tendon rotulien de Teddy Richert, le numéro 1, et l'échec du transfert du Nantais Roland Ndy Assembé.

C'est aussi à la faveur d'une certaine réussite - hormis la venue de Toulouse samedi dernier (1-3), match où il ne fut pas exempt de reproches - que l'habituelle doublure, pur produit de la formation sochalienne, s'est transformée en titulaire. Et n'a manqué aucune des 900 minutes du championnat du FCSM. "Ca fait toujours plaisir de montrer ce dont on est capable. Le premier match contre Arles-Avignon (2-1) n'a pas été évident mais, au fil des week-ends, ça s'est mieux passé et on a trouvé les repères nécessaires avec mes défenseurs", apprécie ce Strasbourgeois débarqué dans le Doubs à l'age de 14 ans.

Progression
Etre le cadet des gardiens de L1 ne lui fait ni chaud ni froid: "Je ne me suis jamais posé la question. Je n'ai que 21 ans et ma marge de progression est énorme. Mon début de saison m'a permis de connaître de nouvelles situations, de progresser au niveau du commandement, du placement. C'est un tout, en fait".

Concernant le prochain retour de Teddy Richert, 36 ans, Dreyer reste sur la défensive. "Je suis content qu'il revienne car il nous apporte son professionnalisme à l'entraînement", dit-il. Pour sa place ? "Il faut demander au coach", répond le portier, dont le contrat arrive à échéance en juin.

"J'ai envie de rester à Sochaux. Il faudra surtout voir si eux ont envie que je reste", évoque-t-il à demi-mots. Le dossier sera discuté dans les semaines à venir. En tout cas après le déplacement à Lyon qui offre des préoccupations plus immédiates à Dreyer. "Je ne rêve pas trop. Je vis au jour le jour et j'essaie d'être le plus performant possible, c'est tout. Ensuite, si des choses doivent venir, elles viendront naturellement", assure-t-il, désireux de garder les pieds sur terre.